Pérégrinations universitaires #3

L'aventure continue !

Comme vous le savez déjà, je termine cette année ma deuxième année de Master Histoire Vivante à l’Université de Nîmes. Si jamais cela ne vous dit rien, je vous invite à lire les précédents articles de cette série que vous pouvez trouver ICI et ICI

 

Et même si je soutiens mon mémoire au mois de juin, j’ai déjà terminé fin février les cours à l’université. Les cours se terminent aussi tôt dans le semestre pour deux raisons. La première raison est de laisser aux étudiant.e.s le temps de faire de la recherche et de rédiger leur mémoire. Et c’est une très bonne chose pour moi ! Car cela va me laisser le temps de tisser, de faire des expérimentations et aussi de faire de la rédaction. Tout ça, sans négliger pour autant mon entreprise et les nombreux évènements auxquels je vais bientôt participer. 

La deuxième raison est pour permettre à celles et ceux qui le veulent de faire des stages. Et au final c’est un petit peu ce que je fais aussi avec Tisser les Cartes. Cette organisation du semestre est donc parfaite pour moi. Ainsi, même si les cours sont terminés, mon travail universitaire ne l’est pas.  

Un inventaire archéologique ...

Vous avez dû le voir dans les derniers articles de blog sur le galon de Saint Césaire d’Arles (ICI et ICI), je tisse beaucoup pour mon mémoire. 

L’objectif est d’essayer de reproduire des galons historiques retrouvés sur le territoire du royaume de France. Et tout ça pour la période médiévale. Au début de mon travail de recherche, je ne pensais pas en trouver beaucoup. Il faut dire que les galons tissés aux cartes français ne sont pas très célèbres. On pense souvent aux galons scandinaves, autrichiens ou même anglais. 

 

Et pourtant ! 

J’en ai découvert plusieurs dizaines répartis un peu partout, dans des réserves de musées et des bâtiments religieux. Très peu de ces galons sont exposés, ce qui explique qu’ils soient méconnus. Et ils ne sont que très rarement étudiés, autrement que comme des vieux « fragments textiles ». 

La première partie de mon travail est donc de faire un inventaire le plus complet possible de tous ces galons disséminés un peu partout dans le pays. C’est long et fastidieux mais j’ai l’impression de faire une immense chasse au trésor. Et c’est un vrai plaisir quand je tombe sur un nouveau galon au détour d’une base de données ou des collections d’un musée ! 

photo de la reproduction du galon de Saint Césaire d'Arles

... et aussi iconographique

Même si l’immense partie de mon inventaire se fait sur des pièces archéologiques, il ne faut pas oublier les représentations du tissage aux cartes. Il y a beaucoup d’enluminures qui existent et qui sont magnifiques ! 

Je vous en ai mis un petit extrait juste en dessous. Regardez les couleurs et le sens des détails des dessins !

Ces enluminures sont très précieuses pour moi, autant pour les galons qui sont représentés que pour le tissage en lui-même. Là encore c’est un peu plus de 40 enluminures faites en France que j’ai pu trouver pour la période médiévale. Un véritable trésor que je compte bien exploiter au maximum dans mon mémoire. 

enluminure médiévale présentant la Vierge Marie derrière son métier à tisser aux cartes sur lequel elle est en train de tisser un galon bleu.

Enluminure médiévale présentant la Vierge Marie en train de tisser aux cartes.

Paris, Bibliothèque Mazarine, 0491, folio 234v, Heures à l’usage de Paris, début XVe siècle.

enluminure médiévale présentant la Vierge Marie derrière son métier à tisser aux cartes sur lequel elle est en train de tisser un galon.

Détail d’une enluminure de mon corpus d’étude. Je l’aime beaucoup celle-ci car on peut parfaitement y voir les cartes ainsi que le motif qui est tissé.

France, Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, 1130, folio 165, Pelerinage de Jésus-Christ, Guillaume de Digulleville, vers 1390. 

enluminure médiévale présentant une femme derrière son métier à tisser aux cartes sur lequel elle est en train de tisser un galon bleu.

Non, vous ne rêvez pas, vous voyez bien une femme pendue au-dessus de son métier à tisser. Il s’agit d’Arachné dont vous je parlerais très bientôt ! 

Paris, BNF, Français 12420, folio 28r, De mulieribus claris, 1402. 

Bien entendu toutes les photographies présentes sur cet article de blog sont ma propriété et son protégées par le droit d’auteur. Leur utilisation, peut importe la forme, est strictement interdite. Des poursuites pénales seront engagées pour toute réutilisation non autorisées. 

Toutes les enluminures sont suivies de leur références complètes, renseignez-vous sur leurs conditions de partage avant de les réutiliser, elles ne sont pas libres de droits. 

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